OBJECTIF : ENSEIGNER !

OBJECTIF : ENSEIGNER !

Devenu enseignant « par hasard », Pierre Barette est professeur d’agroéquipement au lycée du Robillard. Il nous parle de sa passion pour cette discipline avec, toutefois, un regard critique sur son évolution.

Quel a été votre parcours scolaires ?

Pierre Barette : d’abord un bac scientifique au lycée Marcel Gambier (Lisieux), puis un BTS Génie Des Équipements Agricoles (GDEA) au C.F.A. le Robillard, ensuite, une formation adulte permettant d’obtenir le Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole (BPREA ).

Et quel parcours professionnel ?

P. B. : successivement j’ai été saisonnier dans une exploitation laitière pendant 4 ans, chauffeur dans une Entreprise de Travax Agricoles (ETA), mécanicien agricole, vacher dans une exploitation, responsable d’un parc de location dans une concession agricole (tracteurs+ matériels), puis, depuis 2011, enseignant en Agroéquipement.

Pourquoi avez-vous choisi d’être professeur ?

P. B. : je n’étais pas du tout prédestiné à être professeur. Mon choix était de m’installer sur une exploitation de polyculture-élevage mais j’ai eu l’opportunité de faire le remplacement d’un formateur en Agroéquipement. Un de mes anciens professeurs m’a proposé la place. J’ai accepté et cela fait sept an.

Quel est votre intérêt pour l’agroéquipement (AE) ?

P. B. : depuis tout petit, l’AE me passionne. Cette passion me vient de l’ETA qui se situait en face de chez lui.

Comment voyez-vous votre avenir ?

P. B. : je souhaite m’installer sur une exploitation en polyculture élevage tout en gardant mon métier d’enseignant.

Que peut on améliorer dans la filière AE ?

P. B. : ce serait bien d’avoir un atelier beaucoup plus grand et mieux aménagé pour pouvoir y rentrer des automoteurs.

Pour vous, que représente la ferme du lycée ? 

P. B. : la ferme du lycée est en  »retard  » par rapport à d’autres lycées agricoles.

Comment avez vous perçu l’évolution du machinisme agricole ?

P. B. : très mal car cela va beaucoup trop vite (robotisation et électronique embarqué). Le matériel est de plus en plus coûteux : le prix d’un tracteur est presque celui d’une maison.

Propos recueillis par Florian, Killian, Enzo et Justin

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